« Oussama Ben
Laden est le secret familial américain, le sombre sosie du président
américain. »
- Arundhati Roy, écrivain
Plus de deux mois avant la journée fatidique du 11 septembre, la CIA savait que le réseau AI Qaïda d'Oussama Ben Laden fomentait des attentats. Cinq services de renseignements étrangers avaient averti les Américains. Le BND allemand, par exemple, disait littéralement : « Des terroristes du Moyen-Orient planifient de détourner des avions de ligne pour attaquer des symboles importants des Etats-Unis. » La CIA et Bush n'ont rien fait. Champ libre pour Ben Laden, l'homme à la longue carrière au service de la CIA. Pire encore, des dizaines d'indications remontent à la surface et prouvent que les services de renseignements suivaient de près les pirates de l'air et les ont laissé faire sciemment. Dans l'amas de ferrailles du 11 septembre, Peter Franssen a cherché cette aiguille : le résultat est un impressionnant dossier de faits. A maintes reprises, les Etats-Unis ont utilisé le terrorisme comme stratégie militaire, une doctrine qui rend logique des complicités. Le 11 septembre a été le choc indispensable pour faire accepter au peuple américain de nouvelles guerres contre tour les pays qui refusent l'hégémonie américaine. Peter Franssen (1952) est journaliste. Il a acquis une notoriété avec son premier livre « l'argent du PSC-CVP », sur le financement de la campagne électorale de ce parti et des révélations sur l'appartenance du commissaire Demol de Schaerbeek à des organisations néo- fascistes. Il travaille à l'hebdomadaire Solidaire. Pol De VoS (1960) est président de la Ligue Anti-Impérialiste (Bruxelles). Il est co-auteur de plusieurs ouvrages, dont « Globalisation et Santé » (EPO, Etudes Marxistes, 2002). |