Les
buts de l'institut
d'éducation populaire (UO)
Étudier les conditions de la libération
de la classe ouvrière. En fait c'est ce que Karl Marx a fait en
son temps. Plusieurs ont suivi ses traces. D'autres ont plutôt
transformé le marxisme en religion, et Marx lui même en une sorte de
dieu du prolétariat. Alors l'une des première tâche de
l'université ouvrière serait bien sûr d'étudier le marxisme, mais se
limiter a l'étude du marxisme ne serait pas marxiste. Il faut comme
Marx étudier l'évolution de l'humanité, particulièrement de ses systèmes
économiques et politiques, ses systèmes productif. Étudier les
systèmes du passé et aussi le ou les systèmes de l'avenir.
Le but de l'IEP est aussi d'enseigner, produire des livres, brochures et
articles et faire des conférences sur les différents sujets étudiés
ou de l'actualité.
L'IEP devra se tenir au courant de toutes les études sur le sujet, de
toute institution ou organisation qui a des buts semblables pour
collaborer avec eux.
L'IEP se veut une université libre. Une université de libre penseurs
qui pourrons exprimer leurs idées. Pour assurer une bonne entente entre
tous, il est nécessaire que les idées et concepts soient exprimé le
plus scientifiquement possible. Personne ne doit venir a l'IEP pour défendre
sa religion ou son dogme, mais bien pour rechercher la vérité dans la
réalité concrète.
L'université
Ouvrière dans l'histoire...
L'université
Ouvrière ou IEP se veut dans la continuité de l'œuvre de Albert
Saint-Martin, qui fonda une première Université Ouvrière en 1925. Dès
les années 70 Henri Gagnon, prit la relève pour plusieurs années.
Nous voulons continuer l'œuvre de ces deux pionniers tout en essayant
d'innover et d'aller plus loin. Pour atteindre ce but il nous faudra une
bonne équipe de chercheurs, de conférenciers et d'instituteurs. Pour
l'instant le nom d'Université ouvrière peut paraître prétentieux. On
est juste une petite poignée, et en plus sans grande formation.
Dans ce contexte, il faudra faire comme Henri Gagnon et bien d'autres
leaders de la gauche, apprendre en autodidactes. La contribution de ces
deux pionniers peut nous inspirer.
Nous
pourrions entreprendre cette réflexion par l’étude de leurs oeuvres.
Suivre leurs trace là où il ont innové et donné le bon exemple, mais
là où on peut faire encore mieux, on devra le faire. Une
question que je me pose depuis plusieurs années; pourquoi ces université
ouvrières ont ils tombées, pourquoi sont elles disparues. Comment se
fait il que personne n'ait pris la relève? Répondre correctement
à ces questions sera certainement long et complexe. Mais, comme
première piste on commence notre projet par la création de plusieurs
groupes d'études et pour chacun un sujet différent.
À l’époque,
Henri Gagnon réunissait autour de lui parfois plus de 100 personnes à
l’étude d’un sujet et le résultat était la publication d'un livre
qu’il signait et dans lequel il indiquait la liste des contributeurs.
Pour faire de même, si on a plusieurs groupes en même temps, ça
suppose plusieurs leaders. Si l'un des leaders nous quitte, il faudra en
trouver un autre pour continuer le projet."